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16 décembre

A force de photographier presque toujours la même vue, à savoir la mer vue de l’Atenea, j’ai pensé que j’avais un côté obsessionnel, ce qui m’a amenée à Opalka  (cliquez sur le nom pour en savoir plus y PARA LOS CASTELLANO HABLANTES,  aquí: http://anatomika.wordpress.com/2009/10/09/roman-opalka-elchicoquesumaba/#comments ) dont j’ai découvert l’obsession à la biennale d’art contemporain de Lyon en 1991 . Fou, fascinant. Là, savoir si on aime ou non n’a ni sens ni importance. Ça me fascine car je suis, et depuis longtemps et par « crises »  à la limite d’être tentée de faire pareil, non pas en peignant-traçant les chiffres de 1 jusqu’à …ce que mort s’ensuive ni de photographier le passage du temps sur mon visage jour après jour, mais en photographiant une vue,toujours la même, chaque jour, à telle heure. Par exemple. Ça déjà été fait bien sûr mais ce n’est pas ça qui m’empêche de céder à cette tentation. C’est que je ne supporterais pas longtemps cette obligation, même par moi imposée. Car ce serait très vite une obligation  et non un besoin, une nécessité. Ce que je me demande, c’est si Opalka se sent obligé de poursuivre son but ou si vraiment il ne peut faire autrement. Je ne sais pas, des deux cas de figure, lequel  traduit la plus grande « folie » .

A part ça, il a fait encore plus froid que hier, la preuve on a allumé un feu. Et c’était bon cette chaleur odorante et crépitante ( odorante car brûlaient des branches de romarin), avec un gâteau au chocolat qui cuisait dans le four et la bouilloire qui sifflait pour le thé. Cliché.

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24 août- FEU

  » Dessous, entre les troncs compacts, forant à travers l’enchevêtrement confus des cystes et des genêts, le  feu progressait par bonds fracassants. Il se ramassait et s’allongeait avec une fluidité fauve et musclée . Les flammes aux striures d’ agate respiraient d’un lourd essoufflement , elles étaient belles et terrifiantes comme des poumons extirpés, des viandes bondissantes, des abcès, des plaies mobiles toutes en lèvres de sang, en langues, en dards filiformes magiquement métamorphosés en méduses griffues, en anémones liquides chevelues et cascadantes.  »    Extrait   de   » Feu « –   Rezvani.

A  Benirrrás 350 hectares ont brûlé. Le feu est contrôlé maintenant .


Benirrás 1998

 

Vieille photo du temps où nous allions à Benirrás  où je voulais retourner en septembre prochain. Ça fait bien trois ans qu’on n’y a plus remis les pieds: trop de monde. Ce matin j’apprends que Benirrás brûle depuis hier soir : 50 hectares de pinède,20 voitures, environ 1500 personnes évacuées par mer…

http://www.diariodeibiza.es/pitiuses-balears/2010/08/23/siguen-activos-focos-incendio-benirras/428661.html

    130 hectares brûlés  maintenant.  :(((