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20 décembre- « Aquarelle »

En ouvrant un bloc de papier aquarelle en vue de faire quelques essais avec de nouveaux crayons “3 en 1”,c’est à dire à la fois pastel gras,crayon de couleur et aquarelle j’ai trouvé entre ses pages  ces pétales de coquelicots,vestiges de ceux que j’avais photographié jusqu’à écoeurement au printemps dernier. Je ne me suis pas laissée distraire par eux et ai fait quelques ébauches avec mes nouveaux crayons,bien rangés dans leur petite boîte. Des crayons pour enfants,avec juste les couleurs primaires et deux complémentaires,sans noir.

Après une heure où je laissais ma main gambader sur le papier,dirigée par mes seuls yeux et les neurones en berne, après un certain plaisir retrouvé à manier autre chose que les outils informatiques et les pixels, je me suis rendue compte que tintin,rien de bon ne sortait de ma main,mais ce qui s’appelle rien,nada,niente.

 

Tant de rien m’a un peu vexée car quand même, je ne demandais pas un chef d’oeuvre, ni même quelque chose de bon,ce qui aurait été déjà bien,non, juste quelque chose d’au moins un peu  prometteur, qui me donne à penser que, éventuellement je pourrais repeindre ,sur papier, entre deux photos. Eh bien non, la main me démangeait  mais elle est morte pour la peinture depuis quelques années et faut pas croire que parce que ça gratte là où il y avait une main que celle ci est revenue.  

Là dessus, je me suis penchée sur les pétales de coquelicot posés sur une photo que j’avais faite lors de la finale  du mundial 2010 et un peu plus tard sur les ombres du rosier miniature qui continue de faner joliment avant que je ne le taille car lui n’est pas mort, il hiberne je crois.

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18-19 décembre

Non je ne suis pas à Genève,sur notre îlot il pleut et comme il fait doux les gouttes ne risquentpas de se convertir en flocons.

Hier soir dans la rue principale, le petit théatre España qui a rouvert ses portes,fermées durant une bonne vingtaine d’années. Le théatre qui est aussi cinéma a été rénové et même si sa façade n’a plus  tout à fait le même charme qu’avant, on ne va pas se plaindre ! http://souvenirpourdemain.wordpress.com/2010/03/11/teatro-espana/

Et ce matin, toujours à L’ A. que je ne veux plus nommer…des gens,qui passent ou qui sont là.


17 décembre

Nature morte non préméditée : Un livre que je lis en attendant mieux,  « l’Homme chauve-souris », un polar qui se passe en Australie et, qu’on aperçoit à peine, le catalogue  » Pour l’amour de l’art »  que j’avais photographié un jour que le soleil passait dessus,en 2008. (Le catalogue, sur la grande photo  est en bas à gauche  ouvert sur une page où est montré un tableau d’ Opalka, ses chiffres peints en gris extrêmement clair sur fond presque blanc) Et  un petit aperçu d’une peinture numérique imprimée,bref, une nature morte désordonnée  sur la table ce matin.

Photo 2008


16 décembre

A force de photographier presque toujours la même vue, à savoir la mer vue de l’Atenea, j’ai pensé que j’avais un côté obsessionnel, ce qui m’a amenée à Opalka  (cliquez sur le nom pour en savoir plus y PARA LOS CASTELLANO HABLANTES,  aquí: http://anatomika.wordpress.com/2009/10/09/roman-opalka-elchicoquesumaba/#comments ) dont j’ai découvert l’obsession à la biennale d’art contemporain de Lyon en 1991 . Fou, fascinant. Là, savoir si on aime ou non n’a ni sens ni importance. Ça me fascine car je suis, et depuis longtemps et par « crises »  à la limite d’être tentée de faire pareil, non pas en peignant-traçant les chiffres de 1 jusqu’à …ce que mort s’ensuive ni de photographier le passage du temps sur mon visage jour après jour, mais en photographiant une vue,toujours la même, chaque jour, à telle heure. Par exemple. Ça déjà été fait bien sûr mais ce n’est pas ça qui m’empêche de céder à cette tentation. C’est que je ne supporterais pas longtemps cette obligation, même par moi imposée. Car ce serait très vite une obligation  et non un besoin, une nécessité. Ce que je me demande, c’est si Opalka se sent obligé de poursuivre son but ou si vraiment il ne peut faire autrement. Je ne sais pas, des deux cas de figure, lequel  traduit la plus grande « folie » .

A part ça, il a fait encore plus froid que hier, la preuve on a allumé un feu. Et c’était bon cette chaleur odorante et crépitante ( odorante car brûlaient des branches de romarin), avec un gâteau au chocolat qui cuisait dans le four et la bouilloire qui sifflait pour le thé. Cliché.